Posts from the ‘Poèmes amérindien’ Category

Enseignement

Il y a quelques vérités spirituelles de base que tous les peuples doivent suivre

pour pouvoir diriger leur vie dans leur propre religion, leur propre chemin spirituel.

 

Ce qui est créé par Dieu est sacré. Tout ce qui est créé par l’homme ne l’est pas.

La Terre a été créée par Dieu aussi elle est sacrée.

 

Les ressources et les richesses de cette Terre ont été créées par Dieu, elles sont sacrées.

Les animaux, les plantes, l’air, l’eau sont tous créés par Dieu, ils sont sacrés.

 

Les grands groupes, les systèmes économiques, la bourse, la complexité moderne et les structures

politiques ont été faites par l’homme pour servir ses intérêts, ils ne sont pas sacrés.

Une poignée de gens peut  ainsi amasser des biens matériels pendant que beaucoup de gens souffrent.

De grandes quantités de formes de vie disparaissent aussi à cause de ces mêmes personnes.

Il peuvent continuer sur les chemins de la destruction pour pouvoir et le profit jusqu’à, ce

qu’eux-mêmes ne puissent plus survivre sue leur propre tas d’ordures laissant par la même occasion

derrière eux une planète inhabitable pour les générations futures.

 

La Terre de Dieu se purifiera et se guérira d’elle-même.

 

Ce n’est pas à nous de décider qu’une forme de vie est plus sacrée qu’une autre. Nous devons apprendre

à vivre sans dépenser plus que ce dont nous avons besoin. Prendre la vie d’un animal n’est pas pire ou

meilleur que de prendre la vie d’un arbre ou d n’importe qu’elle autre plante.

 

Archie Fire Lame Deer

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Le petit aigle (conte amérindien)

Il était une fois, un jeune guerrier qui prit un œuf

Dans le nid d’un aigle et le mit à couver

Dans la basse-cour

Quand l’œuf vint à éclore

Le petit aigle sortit et grandit parmi les poussins

Picorant sa nourriture comme ses compagnons…

Un jour, regardant en l’air, il vit un aigle

Qui planait au-dessus de lui…

Il sentit ses ailes frémir et dit à un des poulets

Comme j’aimerai en faire autant

Ne sois pas idiot, répondit le poulet

Seul un aigle peut volet aussi haut…

Honteux de son désir, le petit aigle retourna gratter

La poussière et il ne remit plus jamais en cause

La place qu’il croyait avoir reçue sur cette terre…

Contes amérindien

Il était une fois une Fille de Chef, honorée de tant de gens que chacun savait qu’elle appartenait à une famille puissante.

Devenue femme,elle se maria et mit au monde des jumeaux.Au campement de son père on organisa de grandes réjouissances,et toutes les femmes vinrent voir les bébés.Elle était très heureuse!

Comme les enfants grandissaient,leur Grand-Mère fabriqua un bissac pour eux,et elle choisit un âne pour les transporter. »Mes petits-fils »,disait-elle, »voyagerons comme il sied à des enfants si honorés!Voyez cet âne: il est patient et son pied est sur.Il portera les bébés dans le bissac,chacun d’un coté de son dos. »

Il advint qu’un jour la Fille de Chef et son époux décidèrent de faire leurs préparatifs pour changer de lieu de campement.Le père- les jumeaux faisaient sa fierté!-avait sélectionné pour eux son plus beau poney,et sur son dos il sangla soigneusement le bissac.

« Voilà! »dit-il »Mes fils chevaucherons ce poney,pas un âne!Que l’âne porte les pots et les marmites! »

Sa femme entreprit alors de charger l’âne des ustensiles du ménage.Elle lia les perches du tipi en deux faisceaux qu’elle fixa de chaque coté de l’âne,entre eux elle installa le filet de travois et mit dedans pots et bouilloires,puis elle ficela les peaux de couverture de la tente en travers de son dos.

Elle avait à peine terminé que l’âne se mit à reculer,braire et ruer furieusement.Il brisa les perches du tipi et réduisit les poteries en miettes et déchira la tente.Plus on le battait,plus il ruait!

A la fin ils coururent avertir la Grand-Mère.Elle éclata de rire. »Ne vous avais-je pas dit que l’ane devait porter les enfants! »dit-elle »Il sait que ce sont ceux du Chef.Et vous pensiez qu’il accepterait d’être déshonoré avec des gamelles! »Et elle emmaillota les bambins dans le bissac,qu’elle installa sur le dos de l’âne,qui s’était calmé instantanément.

Enfin ils quittèrent le village et le voyage commença.Mais le jour suivant,alors qu’ils passaient par un endroit encombré de brousailles épaisses,il en surgit une bande d’ennemis,fouettant leurs montures et poussant leur Cri de Guerre.La surprise était totale!Les hommes bandèrent leurs arcs et empoignèrent leurs lances.Après un long combat,les ennemis prirent la fuite.Mais quand les voyageurs commencèrent à se rassembler-ou étaient l’ane et les bébés?Personne ne le savait.Longtemps ils les cherchèrent,mais en vain.A la fin ils reprirent le chemin du village,le père abattu,la mère en sanglots.Quand ils arrivèrent au tipi de la Grand-Mère, l’âne était là,avec les jumeaux dans leur bissac.

Marie L. McLaughlin,

Université de Virginie.

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Il y a fort longtemps, il n’y avait pas d’oiseaux et très peu d’animaux sur Terre.

Pour jouer, les enfants n’avaient que des feuilles et cela, pendant six longues lunes…

À la septième lune, Ours Blanc soufflait le froid sur les arbres et Loup Hurleur les dépouillait de toutes leurs feuilles.

Les enfants ne pouvaient plus jouer. Lorsqu’ils sortaient de la hutte à suer, après le jeûne rituel, ils ne voyaient plus aucune jolie bête dont ils pouvaient prendre le nom. Car c’est la façon de reconnaître nos petits, chacun portant le nom de l’animal ou de l’objet qu’il voit le premier en sortant de la hutte à suer.

Quand Ours Blanc et Loup Hurleur avaient passé, les enfants restaient tristes pendant plusieurs soleils. Ils ne voulaient plus manger leur sagamité (bouillie de maïs). Un jour qu’elle regardait tomber les feuilles, une petite fille s’adressa à Glouseclappe (le grand esprit). Elle lui dit  » O toi qui as fait la terre, l’eau et les petits feux qui brillent là-haut, fais autre chose si tu veux que les enfants rient et mangent leur sagamité . Glouseclappe l’entendit. Le mois des fleurs venu, après que Vent du Sud eut défait le travail de Ours Blanc, il ramassa les feuilles tombées et souffla dessus. Des oiseaux de toutes les couleurs s’envolèrent et se posèrent sur les arbres en chantant.

Puisse les oiseaux s’envoler sur le bout de vos lèvres…

Et devenir votre sourire à chaque lever du jour…

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Vieux Corbeau ferma les yeux et s’endormit paisiblement, comme un enfant, sous le ciel criblé d’étoiles. « A quoi me servent toutes ces choses, si mon coeur est vide. Je ne suis pas heureux. Je demande le bonheur. » « Nous sommes seuls et pauvres sur cette île sauvage. Je désire la richesse des hommes blancs. » Un éclair fendit l’obscurité et Jeune Corbeau aperçut, près de lui, une jolie princesse indienne. Aussitôt, Vieux Corbeau sentit frémir tout son corps et il se retrouva jeune et fort, debout près du feu. Enroulé dans sa peau d’orignal, Vieux Corbeau contemplait le ciel criblé d’étoiles. Son feu crépitait dans le silence de la nuit. Vieux Corbeau ne dormait pas ; il rêvait éveillé.

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POEME AMERINDIEN DES QUATRES VENTS (SIOUX TETONS)

Vers l’Ouest, dirige ton regard,
Adresse ta prière dans cette direction
Car là se tiennent tes parents.

Vers le Nord, dirige ton regard,
Adresse ta prière dans cette direction
Car là se tiennent tes parents.

Vers l’Est, dirige ton regard,
Adresse ta prière dans cette direction
Car là se tiennent tes parents.

Vers le Sud, dirige ton regard,
Adresse ta prière dans cette direction
Car là se tiennent tes parents.

Vers le Zénith, dirige ton regard,
Adresse ta prière vers le ciel
Car là se tiennent tes parents.

Vers le Nadir, dirige ton regard,
Adresse ta prière vers les entrailles de la Terre
Car là se tiennent tes parents.