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Coups d’états et bâton de coups

Les guerriers indiens des plaines gagné leur prestige sous le nom " coup de comptage », qui mettait le guerrier à l’honneur par ces actes de bravoure accomplis dans le visage de l’ennemi ou  en touchant leurs ennemis dans les batailles, ces actes étaient  des signes de courages.Tout les coup porté contre l’ennemi étaient considéré comme un coup d’Etat , les actes les plus prestigieux inclus toucher un guerrier ennemi , avec la main ou avec un bâton «coup », puis s’échapper sains et saufs. Compter coup pourrait également impliquer le vol de l’ennemi . Le risque de blessure ou de mort a été nombreux pour compter coup .
Les coups étaient enregistrées par des encoches dans le bâton de coup d’Etat , ou par des plumes dans la coiffe d’un guerrier qui a été récompensée avec eux pour un acte de bravoure .

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Cette réplique est Assinboin datant de 1870 environ.

Le terme est d’origine française du substantif coup (prononcé / ku /) ce qui signifie un coup, un coup ou d’une grève. L’expression peut être considérée comme se référant à «compter les grèves". Coups ont été enregistrées par des encoches dans le bâton de coup d’Etat, ou par des plumes dans la coiffe d’un guerrier qui a été récompensée avec eux pour un acte de bravoure.

LA LEGENDE DE LA FEMME BISON BLANC (PTESAN WIN)

La Chanunpa (la pipe sacrée) est le coeur de l’indien. Son fourreau en terre rouge, en est la chair et le sang et le tuyau est la colonne vertébrale ou le corps.

Ainsi parlait John Fire Lame Deer Sioux/Lakota

 

La pipe sacrée fut offerte au sioux/Lakota par la femme bison blanc, dont je vais vous conté (ou plutôt laisser Archie Fire Lame Deer homme-médecine Sioux/Lakota) vous faire le récit. Récit qui lui fut transmise par son grand père.

 

Il y a très, très longtemps. Les tribus lakotas se rassemblèrent pour leur grande fête d’été, comme elles le faisaient chaque année, quand la terre était couverte de verdure, que l’herbe était haute et que les plaines regorgeaient de gibier. Cette année-là, pourtant, le gibier restait introuvable, et le peule avait faim.

Parmis les sept tribus rassemblées se trouvaient les Itazipchos, les ‘Sans-Arcs”. Il étaient affamés, et ils cherchaient désespérément des bisons. Le chef Standing Hollow Horn (corne-creuse-dressée), choisit parmi ses guerriers deux jeunes hommes qui furent chargés de partir en éclaireurs à la recherche de gibier. Ils poussèrent leur exploration bien loin, de tous côtés, mais en vain. Pourtant, au moment où ils se préparaient  renoncer et à rentrer au camp, l’un d’eux dit: “Mon frère, je vois un bison au loin, qui vient vers nous.” Ils l’observèrent qui se rapprochait, et l’autre jeune guerrier s’exclama: “Ce n’est pas un bison qui vient là, mais une femme!”

c’était une femme, d’une beauté que les mots sont bien pauvres pour décrire. Elle avait un visage radieux, et elle semblait flotter plutôt que marcher. Elle était vêtue dune peau de cerf blanche, bordée de franges, mais sans aucun ornement, qui l’enveloppait comme une robe longue. Ses cheveux, dénoués, flottaient doucement au vent; du côté gauche y était accrochée une touffe de poile de bison.

Quand cette étrange femme fut proche à la toucher, un des deux éclaireurs déclara: “cette fille est toute seule. Sa beauté dépasse l’imagination. Je vais m’allonger avec elle.

Mon frère, ne fais pas ça. Ce n’est pas une femme ordinaire. Tu ne vois donc pas qu’elle marche au-dessus du sol, sans que ses pieds touchent la Terre?”

Mais l’autre refusa de l’écouter, et il tendit la main pour la toucher. Alors un nuage s’abattit sur lui, et quand il se dissipa, il ne restait du guerrier qu’un tas d’os.

Cette étrange femme s’adressa alors à l’autre éclaireur: “Ton ami avait des pensées impures, et il a été puni de son manque d’humilité. Je suis envoyée par la nation du bison, et j’apporte un message pour ton peuple, un message d’une extrême importance. Retourne dans ta tribu, et raconte-leur ce qui s’est passé. Demain, au lever du soleil, je viendrai jusqu’à votre camp. Dis au peuple que tout doit être prêt pour ma visite. dis-leur de dresser un tipi spécial, dont la porte soit orientée dans la direction où le soleil disparaît le soir. Que le sol en soit parsemé de sauge. Avec trois bâtons, deux dressés, un couché, que l’on fabrique un râtelier, devant lequel on posera un crâne de bison. Veillez aussi à préparer un carré de terre soigneusement aplani. Que tout soit sanctifié. Â présent, repars vers ton camp sans te retourner.”

Le jeune guerrier suivit ces instructions. Il rapporta au chef Standing Hollow horn ce qui était arrivée ç son ami et les exigences de cette étrange femme. Avec l’aide de l’ensemble du peuple, le chef fit tous las préparatifs pour cette visite. L’eyapaha (le héraut) sillonna la camp pour demander à tous les hommes, femmes et enfants de se rassembler au lever du soleil pour souhaiter la bienvenue à cette femme wakan (sacrée). Au premières lueurs de l’aube, la Jeune Femme Sacrée apparut, dans la même tenue que la veille. Elle tenait au creux des mains la Pteehinchala Hulu Chanunpa, la pipe sacrée entre toutes, taillée dans l’os du jarret d’un jeune bison. Cette pipe n’était pas de fabrication humaine, mais c’est Wakan Tanka, le créateur, qui l’avait façonn"ée. Ptesan Win, femme Bison Blanc, car tel fut son nom désormais, marcha sur les brins de sauge répandu sur le sol en chantant:

                                                                                                          En lakota

On voit mon souffle monter                                              Niya taninyan

Et je marche                                                                   Mawani ye

Vers cette nation (du bison)                                             Oyate le

Je suis en marche,                                                          Imawani,

Et                                                                                  Na

On entend ma voix.                                                         Hotaninyan.

Je marche.                                                                     Motani ye.

On voit mon souffle monter                                              Niya taninyan                                                       

Et je marche.                                                                Mawani ye.

Cette chose rouge, sacrée,                                              Waluta le,

c’est pour elle que je marche.                                          Imawani ye.

 

Ptesan Win pénétra dans la hutte préparée à son intention, où elle s’assit à la place d’honneur. Puis elle entama un chant:” Mettez cette pipe sacrée au centre. Adressez vos prières à Wakan Tanka, le Créateur. Cette pipe, c’est lui qui vous la offerte.” Elle se vers l’ouest, dont la couleur est le noir, et leva la Pipe: “Je fais cette offrande aux Wakinyans, les Grands Êtres Ailés. Je leur adresse mes prières.” Puis elle se tourna vers la droite, en direction du nord, dont la couleur est le rouge, et leva la Pipe: “Au tourbillon, et à tout ce qui se déplace en cercle, au Vent et aux quatre directions sacrées, je fais offrande.” Elle se tourna vers l’est, dont la couleur est le jaune, pour présenter la Pipe: “Le soleil se lève, qui nous offre une nouvelle journée, qui rend grâce pour tout ce qui vit.” Elle se tourna vers le sud, dont la couleur est le blanc, en priant: “Je rends grâce au monde des Esprits, le monde qui se trouve au-delà.”

Quand elle eut bouclé le cercle, elle leva la Pipe bien haut vers le ciel, pour prier et instruire le peuple: “Je suis votre soeur. Nous ne formons qu’un, un peuple, un esprit. Nous sommes la nation du bison.” Puis elle chanta:

Je vous donne cette Terre,

Vous y marcherez

D’un pas sacré.

vous marcherez, en parfait équilibre avec Unchi,

Notre Grand-mère la Terre.

Je vous donne cette Pipe sacrée.

Avec elle vous prirez

Pour tout ce qui vit,

Pour les créatures qui marchent, qui volent,

qui nagent, et qui rampent.

 

S’adressant au peuple, elle ajouta: “Un jour, je reviendrai, et ce sera pour toujours. Alors commencera une nouvelle vie, et une nouvelle intelligence.”

Le Chef Standing Hollow Horn s’adressa à la Jeune Femme Bison: “Ma soeur, tu es venue pour nous consoler en temps de détresse. Nous avons coutume d’offrir à manger à nos hôtes,mais nous sommes pauvres, et nous ne pouvons t’offrir que de l’eau.” Sur ces paroles, il plongea une tresse de wachanga, de la glycérie odorante, dans une corne de bison remplie d’eau de pluies, qu’il offrit à la jeune femme. Elle le remercia: “Tu n’aurais pu m’offrir de festin plus agréable.”

Puis elle lui apprit à bourrer la Pipe de tabac sacré, à l’allumer à l’aide d’un morceau de bouse de bison rougie au feu, et à la fumer de la manière appropriée à une cérémonie. L’inipi ou Purification dans la loge à sudation, la quête de vision, la danse du soleil, la garde de l’esprit, l’Ishnati Alonwanpi, ou rite de la puberté des jeunes filles, l’Apparentement, et le lancer-de-Balle.

Aux hommes elle déclara: Vous possédez la force. Vous devez protéger et agir avec bienveillance envers ceux qui sont sans défense, les femmes et les enfants. Vous devez partager votre nourriture avec ceux dont la faiblesse physique ou l’âge les empêche de subvenir à leurs besoins. Vous devez prier avec cette Pipe. Vous, les Sans-arcs, vous avez été choisis pour recevoir ce présent, mais il appartient à toutes les nations rouges.”

Aux femmes, Ptesan Win déclara: “Vous n’avez pas la force, mais vous êtes fortes. C’est votre force qui maintient l’unité de la famille. Vous, qui donnez la vie, vous êtes le ventre de la nation. Vous aimez les enfants; Vous montrez de la bienveillance envers tout ce qui vit. Wakan Tanka vous aime.”

Aux petits enfants, elle dit: “Vous êtes encore petits, mais vous allez grandir, pour devenir des hommes et des femmes, qui marcherons sur la voie de la Pipe, et transmettront cette étincelle à la génération suivante. Vous êtes bénis.”

Quatre jours durant, Ptesan Win enseigna à tous à se comporter en très humains. Elle leur apprit tout ce qu’il devaient savoir. Quand elle eut achevé sa tâche, elle dit au peuple: “Je dois vous quitter à présent, mais si vous me suivez jusqu’au sommet de cette colline, là-bas, vous n’aurez plus faim.” Et elle se mit en route vers l’est, suivie, à distance respectueuse, par l’ensemble du peuple, qui était à la fois très impressionné et reconnaissant envers cette sainte femme. Quand elle fut sur la coline, elle se changea en jeune bison blanc, avant de lentement disparaître. Alors, le peuple eut la certitude qu’elle était envoyée par Wakan Tanka. Quand ils atteignirent le sommet de la colline, ils virent, de l’autre côté, un troupeau de bisons prêts à offrir leur chair afin que la nation puisse vivre.

 

Voilà, toute la légende que Acrhie Fire Lame Deer et tous les Lakotas reçurent de génération en génération.

 

La tribu possédé deux Pipes dont la garde est confiée à des membres de la famille Looking Horse (Cheval –qui-regarde), à Green Grass. L’une d’elles est la Pipe que Ptesan Win ler a apporté.. Elle est conservé dans un sac, qui a aussi un caractère sacré; elle est enveloppée dans de la peau de bison  et de la flanelle rouge ancienne. Â la pipe en os de jarret de jeune bison sont attachées sept plumes d’aigle rouges. Le tuyau est entièrement recouvert de peaux d’oiseaux. Le sac renferme également  un bourre-pipe décoré de piquant de porc- épic, ainsi que trois pagaies de canoë remarquablement sculptées.

Selon les dire de Archie Fire Lame Deer, la Pipe offerte par Ptesan Win est garder depuis de nombreuses générations. Certain disent depuis plus de 300 ans, d’autre depuis 1 millier d’années. Le premier gardien fut le Chef Standing Hollow Horn, également connu sous le nom de Standing Walking Buffalo (Bison-debout-qui-marche). Puis elle passa successivement  entre les mains de Thinking While Walking (Réfléchir-en-marchant), Many Wounds (Nombreuses-Blessures), Strikes Fire (Frappe-comme-le-feu), Red Earth (Terre Rouge), Sunrise (Lever-de-soleil), Buffalo Path (Piste-du-bison) et Red Hair (Cheveux Rouges). Pendant quelques générations, la garde fut confiée à des membres de la famille Elk Head (Tête-d’élan). Le vieux Elk Head mourut en 1916, à l’âge de 91 ans.Aprés lui, la garde revient à Red Eagle (aigle Rouge), puis à Mrs. Bad Warrior (Mauvais Guerrier) et à Eli Bad Warrior. Ensuite, a Pipe alla chez Stanley Looking Horse, lequel, il y a quelques années, l’a transmise à son fils Arvol, qui en est le gardien actuel.

 

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Arvol Looking Horse

Chef indien des nations Dakota, Lakota et Nakota.

19ème Génération des Gardiens du Calumet du Petit Bison Blanc.

 

Dans un autre sac, on conserve une deuxième pipe, très ancienne, qui appartient à la tribu; elle est en pierre rouge, cette pierre que l’on appelle catlinite. 

 

 

En août 1994 naît Miracl dans le Wisconsin, un bison blanc femelle, réalisant ainsi, pour de nombreuses personnes, une prophétie lakota. (Il y a dix-neuf générations, la Femme-jeune-bisonne-blanche apporte la pipe sacrée ainsi que le code moral et les cérémonies qui l’accompagnent aux nations lakota, dakota et nakota.) Elle promet de revenir en des temps difficiles. Entre 1994 et 1997, cinq autres bisons blancs sont nés.
… Le jeune bison blanc naît à des époques de famine, de bouleversement et de maladie. Sa naissance est d’une importance primordiale pour beaucoup de tribus des Plaines parce que la peau est l’offrande la plus précieuse qu’on puisse faire à Wakan Tanka, le Grand Mystère ou le Grand Esprit. Dans les temps anciens, le jeune bison était tué et sa peau était amenée jusqu’à la plus haute colline et offerte au Grand Esprit. C’était un don fait au peuple, mais, en retour, on en faisait offrande au Grand Esprit. La naissance d’un bison blanc signifie habituellement pour notre peuple une amélioration de la situation.

Rick Two Dog, interviewé par Tim Giago pour Indian Country Today, 28 septembre 1994

   

Voir aussi ici, pour la pipe sacrée

LA PLUME D’AIGLE ET LES COIFFES

Les parures de plumes:

De nombreux peuples amérindiens ont utilisé des coiffes en plumes d’aigles comme éléments décoratifs ou comme signe distinctif du rang social. Les plumes avait en outres des vertus magico-médicales ce qui donnait à cette coiffure une importance accrue. Chaque tribu avait son propre modèle de coiffure avec sa propre méthode pour les confectionner. Elles pouvaient leur attribuer un rôle culturel différent.

Les coiffes de plumes d’aigle étaient portées par les hommes les plus braves des tribus, chaque plume d’ aigle représentant en fait un exploit de bravoure. Chez les Sioux, les guerriers qui portaient ces coiffes étaient membres de la société Akichita, sorte de club d’élite. Cette coiffe était investie de pouvoirs surnaturels qui protégeaient son porteur lors des combats.

 

Il y avait une grande variété dans les styles, les décorations voir les modes de fabrication des parures de plumes. On peut dire qu’ il n’y en a pas deux identiques.

Les façons dont les plumes sont montées sur les bonnets varient aussi. Les parures les plus anciennes comportent parfois des décorations en os et coquillages, de la fourrure avec des broderies en piquants de porc-épic. Les parures du 19ème comportent des décorations en perles, elles sont montées sur des bonnets en cuir. Vers la fin du 19ème et le début du 20ème siècle, les parures sont alors montées sur des bonnets en feutre noir.

 

 

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Le commerce des plumes d’aigle est interdit en Amérique du Nord, ce grand oiseau comme tous les oiseaux de proie d’ailleurs sont protégés. Seuls les amérindiens ont le droit d’en posséder, et ceci sous certaines conditions car la plume d’aigle fait partie intégrante de leur culture. La plume d’aigle est un accessoire rituel indissociable et indispensable, elle est aussi utilisée lors de cérémonies religieuses.
Bien entendu, l’aigle ne peut être chassé. Les rares plumes d’aigle qui sont encore utilisées de nos jours proviennent d’ oiseaux morts retrouvés le long des routes ou sous les pylônes électriques.

 

Lorsqu’ un aigle mort est trouvé de cette façon, il est doit être remis à l’ office de la faune locale qui le retransmet à son tour aux autorités amérindiennes. La possession de plumes d’aigle par des personnes non-autochtones est strictement interdite. Avoir une plume d’aigle, par exemple une plume piquée dans votre chapeau est une offense fédérale aux USA. Il est donc interdit de faire le commerce de parures de plumes ou bonnets de plumes amérindiens constitués de véritables plumes d’aigle. Une personne ayant voulu vendre sur Ebay une parure de plumes qui provenait de ses grands-parents qui eux-mêmes l’ avaient reçu en cadeau d’un amérindien au siècle dernier l’a appris à ses dépends. La parure fut saisi par les autorités, cette personne reçut en plus une très fort amende de $10,000.00.

La réponse est simple, il s’agit simplement d’ utiliser de fausses plumes d’aigle, souvent créées à partir de plumes de dindon. Ces plumes sont taillées et peintes à la main par des artistes spécialisés. Il y a bien entendu toutes sortes de qualités, des plus mauvaises aux plus fidèles reproductions. Les meilleures sont des œuvres d’ art dont l’ apparence ressemble à s’y méprendre aux véritables plumes d’aigle. Bonne imitation>plume

 

 

LES COIFFES

 

Les parures en plume d’aigles sont les plus prisées des parures d’Amérique du Nord. Elles sont si populaires qu’aux États-Unis seul les amérindiens ont le droit de détenir des plumes d’aigle, du fait que ces parures sont jugées essentielles au maintien de leur culture alors que les aigles sont des espèces strictement protégées. Ces parures peuvent être très simples, constituées d’une simple plume ou très complexe comme celle des Sioux ou des Arapahos. Elles étaient utilisées tant à la guerre que lors des conseils et cérémonies religieuses.

Il semble que les premiers nord-amérindiens a avoir utilisé des parures complexes soit les Crows. Les Pieds-Noirs les adoptèrent au début du XIXe siècle, mais leurs plumes d’aigle sont dressées circulairement et verticalement tout autour de la tête. Le chef Pawnee nommé Petalesharo en portait une en 1821, les Cheyennes vers 1830 au moins Et les Sioux au milieu du XIXe siècle.

Ces coiffures sont toujours utilisées lors des Pow wow. Certaines coiffures traditionnelles sont aussi munies de cornes de bison. A partir des années 1920, George Catlin, portraitiste d’« indien », est une importante source d’information pour les coutumes vestimentaires traditionnelles des nord-amérindiens.

La coiffe la plus commune comportait de 28 (nombre sacrée comme les cycle de 28 jours de la lune ou les 28 cotes du bison) à 32 plumes d’aigle royal. Ces plumes étaient montées autour d’une bonne en forme de cercle. Les plus anciennes coiffes Blackfoot et Cheyenne était autrefois montées en forme de tube.

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Le chef Choctaw Peter Mató-Tópe Mató-Tópe, chef Mandan

 

Lorsque l’on parle de cette coiffe nous devons abordé le sujets des coups comptés. Ceux-ci donnaient le droit a des plumes, taillés de façon différente suivant la nature des coups, qui formaient des coiffes une fois le nombres de plumes assez suffisent.

Les coups comptés consistaient à toucher l’ennemi sans être soi même touché. Cet exploit donnait droit à des plumes lesquelles provenaient toujours de la queue d’un aigle mâle.

Les chefs de guerre de chaque tribu sont choisis parmi les guerriers arborant la coiffe la plus prestigieuse puisqu’elles symbolisent la valeur de celui qui la porte. Chez certains indiens elles pouvaient descendre jusqu’aux pieds.

 

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1- Une touffe de crin ou de duvet.

Le porteur a tué un ennemi et fut le premier à attaquer son adversaire.

2-Le porteur a été blessé dans un combat.

3-Le porteur a été lle deuxième a attaquer l’adversaire.

4-Il a été le troisième

5- Il a été le quatrième.

6- Point rouge: a été blessé, point noir: a tué un ennemi.

7-L’ennemi a eu la gorge coupée, puis fut scalpé.

8-L’ennemi a seulement eu la gorge coupée.

9-Le porteur a été le troisième à toucher un ennemi, 11 le quatrième, 12 le cinquième

10-Le porteur a été blessé plusieurs fois.

13-Leporteur a été le premier à découvrir l’ennemi et a donné le signal.

14-Plume piquée horizontalement dans les cheveux: le porteur a touché, sous les yeux de ses adversaires, un ennemi vivant ou mort.

15- Plume piquée verticalement dans les cheveux: le porteur a tué un ennemi par la force de ses poings.

16- Un bâtonnet, symbole de la baguette du fusil: le porteur a tué un ennemi d’un coup de fusil.

Le chef choisi devait mener ses hommes à la victoire et subir le moins possible de pertes humaines, sinon il se voyait destitué.

Pour un jeune guerrier le premier coup compté était un grand événement. Il devait raconter son exploit devant le conseil tribal et se voyait remettre une plume selon la nature du coup.

LE CAPTEUR DE RÊVE

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Le capteur de rêve est un objet très important cher certaines tribus. Dont Apache, Cherokee, Natchez, sioux,les Iroquois,Les Sénécas, Ojibwas etc… et bien d’autres. Il semblerait que le capteur de rêves trouve son origine chez les indiens  Chippewa ou  Ojibway . De nombreuses légendes amérindiennes existent sur les capteurs de rêves. Selon la culture amérindienne le rêve est le véhicule qui permet l’échange entre les hommes et le grand esprit.  

 

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Composé d’un anneau, bien qu’ils soient généralement de forme ronde (pour représenter le soleil), certaines nations Amérindiennes les fabriquaient en forme de « goutte ».  Cette forme se retrouve notamment chez les Iroquois, généralement en saule, et d’un filet lâche tressés d’une toile en fibre d’ortie ou en tendon d’animal (cerf, bison..) qu’on teignait ensuite en rouge à l’aide de l’écorce de pruniers sauvages.. Les décorations qui le composent sont différentes pour chaque capteur de rêves. Selon la croyance , le capteur de rêve est censé empêcher les cauchemars d’envahir le sommeil de son détenteur pour garder que les beaux rêves ou les belles images de la nuit. Au matin, les mauvais rêves et mauvais esprits ou images sont retenues dans la toile et détruits au levé du jour pas les rayons du soleil qui les brûle et les beaux rêves, eux passent par le trou du milieu de la toile pour se propager et garder une harmonie dans la vie de son détenteur.  Cher les indiens des plaines ils s’accrochaient au dessus du couchage et dans le vide ( accoler à rien).

 

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*Voici donc quelques légendes du capteur de rêves:

*C’est l’histoire de Asibikaashi (l’ araignée) qui aida Wanabozhoo à ramener Güzis (le Soleil) à son peuple. Asibikaashi construisait sa toile chaque nuit avant l’aube de façon à pouvoir capturer les premiers rayons du soleil. Si vous êtes debout à l’aube, regardez sa toile et vous verrez les rayons du soleil scintillant sur la rosée du matin. Asibikaashi prenait aussi soin des enfants des hommes, tissant sa toile pour les protéger des mauvais rêves comme elle le fait encore aujourd’hui. Quand le peuple Ojibway se dispersera, Asibikaashi eut beaucoup de mal à tisser sa toile au-dessus de tous les berceaux, alors mères, soeurs et grands-mères apprirent elles aussi à tisser des toiles magiques pour protéger leurs enfants.. Elles confectionnèrent les cerceaux avec des baguettes de saule rouge et utilisèrent du tendon de cerf pour tisser la toile. Les capteurs de rêves avaient toujours une forme ronde qui représentait Güzis, le soleil. Sa toile pouvait retenir les cauchemars (ou bawedjigewin) ne laissant passer que les rêves. Vous remarquerez qu’il y a un petit trou au centre de la toile car c’est par là que les bons rêves passent.

Les cauchemars quant à eux restent accrochés à la toile et disparaissent avec les premiers rayons du soleil. Les capteurs de rêves avaient alors 8 points de contact avec le cerceau en référence aux 8 pattes de l’araignée. Traditionnellement aussi, on place une petite plume pour que celle-ci bouge dans l’air. Un bébé qui peut observer la danse de cette plume apprendra ainsi les mouvements de l’air.
Si jamais vous rencontrez Asibikaashi, l’araignée, n’en ayez pas peur, au contraire protégez et respectez ce petit insecte.

 

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*Aux temps anciens, les animaux parlaient aux hommes.
Une vieille grand mère vivait dans son tipi et entretenait de bonnes relations avec Iktomi, une araignée qui avait élu domicile en haut du tipi, et construit une immense toile.
Et à chaque fois que des enfants venaient rendre visite à la grand mère celle-ci devait leur interdire de toucher à la toile d’Iktomi car c’était la maison de l’araignée.
Un jour, Iktomi devait quitter le tipi, et elle s’adressa à la grand mère, la remercia d’avoir protégé sa maison aussi longtemps et lui dit :
« Pour te remercier je vais te faire cadeau de ma toile, qui va t’aider à piéger les mauvais rêves. Ils seront attrapés au centre de ma toile et brûlés aux rayons du soleil.
Ajoutes des plumes, symboles des oiseaux qui lient le monde des hommes et le monde des esprits, et les bons rêves redescendront par les plumes pour aider le rêveur ».

 

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*D’après cette légende, un grand sorcier, par un soir de pleine lune, quitta son village pour se diriger vers le territoire des grands esprits. Il partit donc, d’abort en canot, remonta la rivière, puis à pied, remonta le ruisseau jusqu’à sa source. Près de la source se trouvait un grand arbres beaucoup plus grand que tous les autres arbres de la forêt: c’était l’arbre aux souhaits.

Il entendit alors une voix qui l’appelait, venant du haut de l’arbre. Il grimpa aux branches jusqu’au faîte de l’arbre. Il trouva une grande araignée installée dans les plus hautes branches de l’arbre. Elle lui demanda de prendre une des branches de l’arbre, d’en faire un cerceau et de l’attacher avec ses cheveux. L’araignée monta sur la branche en cerceau et commença à y tisser sa toile.

Le jour arrivait, elle ne prit aucune pause et continuait à tisser sa toile. Lorsque sa toile fut terminée, l’araignée dit au sorcier que sa vie n’était pas terminée, qu’il devait retourner à son village avec le premier capteur de rêve, et qu’il servirait à protéger son village et son territoire. Elle lui dit aussi que les rêves et les songes sont des massages que nous envoient les esprits, bons et mauvais.

Pendant la nuit, les bons rêves passent jusqu’à nous en passant par le trou au centre de la toile afin d’influancer la vie du dormeur, lui apportant la chance, le boneur et l’harmonie tout au long de sa vie. Les mauvais rêves, eux, sont retenus pendant toute la nuit dans la toile. Aux premières lueurs du jour, ils fondent comme neige au printemps, glissent le long es plumes et n’affectent pas notre vie.

 

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*Il y a de cela très longtemps, bien avant l’arrivée des homme blanc, par une nuit sans lune, le vieux chef Lakota partit de son village pour se rendre sur la plus haute montagne du territoire de sa tribu. Arrivé au sommet, il installa son campement, fit un feu et se mit à chanter pour appeler ses ancêtres.

Il eut alors une vision, celle d’Iktomi, un de ses ancêtres, un grand sorcier. Iktomi commença alors à lui parler. Tout en parlant dans le langage sacré des anciens, Iktomi prit une longue branche trés souple, lui donna la forme d’un cerceau et l’attacha avec du crin de cheval.

Iktomi commença alors à se transformer et prit la forme d’une araignée. Le vieux chef Lakota continuait à lui parler, et Iktomi continuait à répondre à ses questions. Le vieux chef regarda Iktomi et l’araignée commença à tisser sa toile. Iktomi expliquaque la toile représente tous les cycles de notre vie. Nous commençons notre vie enfant, expliqua-t-il, devenons adolesent , puis adulte pour devenir une personne âgée et prendre soin à notre tour de nos enfants afin de compléter le cycle.

Iktomi, tout en continuant à tisser sa toile, dit qu’à chaque seconde de notre vie, des forces, parfois bonne  parfois mauvaises, nous attirent. Si tu écoutes les bonnes forces, dit-il, elle t’attireront dans la bonnr derection, mais, si tu écoutes les mauvaises elles t’attireront dans la mauvaise direction, pourront te faire du mal ou t’inciter à faire le mal. Donc, ces forces peuvent soit t’aider, soit te nuire dans ta recherche de l’harmonie avec la nature.

Lorsque Iktomi eut fini de parler, il reprit sa forme humaine et donna la toile au Lakota. Elle formait un cercle parfait avec un trou dans e centre.
Il lui dit alors: "Utilise cette toile afin d’aider ton peuple à atteindre son but, à faire le bien, à avoir des idées et à aller au bout de leurs rêves et de leur vision. Si tu crois au grand esprit, la toile va retenir tes bonnes idées et va laisser passer les mauvaises par le trou du centre.

A son retour, le vieux chef raconta sa vision à son peuple et depuis ce temps, la légende s’est répendue et on retrouve un capteur de rêve au-dessus du lit de nombreux amérindiens, retenant les bons songes et laissant passer les mauvais afin qu’ils ne fassent plus partie de leur vie. On dit même que cette légende vient de tellement loin qu’elle est présente aussi dans d’autres pays, adaptée sous d’autres formes, et quelle permettrait de faire la distinction entre le bien et le mal, comme un ange gardien qui nous protège.

 

 

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La fabrication:

 

Instructions :
1- Entoure l’anneau avec la laine en laissant un bout d’environ 20 cm. (Figure a)
2- Quand tu as fait le tour, fais un noeud, puis un autre núud plus loin pour faire une boucle pour suspendre ton capteur de rêve. (Figure b)
3- Enfile une aiguille et fait un noeud avec le fil près du núud d’attache. Enfile une perle. À environ 4 cm, fais une demi-clé autour de l’anneau. (Figure c)
4- Enfile une autre perle et continue ainsi tout le tour en laissant chaque fois un intervalle d’environ 4 cm. (Figure d) Enroule le fil autour de l’anneau à la fin du tour.
5- Avec ton aiguille, repasse dans chacune des perles. (Figure e)
6- Puis repasse encore une fois dans la première perle. (Figure f)

 

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7- Enfile une perle et fais une demi-clé au milieu du fil tendu entre la 2e et la 3e perle (figure g).
8- Continue tout le tour de la même façon et repasse dans la première perle de ce tour (figure h).
9- Repasse ton fil dans toutes les perles et termine le tour en repassant dans la première perle de ce tour (figure i).
10- Refais les étapes de 7 à 9 autant de fois que nécessaire.
11- Quand le trou est rendu petit, continue avec le fil seulement, sans mettre de perles. Fais un núud solide et coupe le reste du fil (Fig. j).
12- Pour décorer ton capteur de rêve, coupe des fils d’environ 15-20 cm. Plie ce fil en deux, fais une tête d’alouette autour de l’anneau ou à l’intérieur du tissage. À chaque bout du fil, enfile des perles et fais un noeud. Coince des plumes dans la perle (Figure k).

 

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Les deux miens

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LE TIPI

 

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Le tipi est une tente de forme conique traditionnellement utilisées par certaines tribus Nord-Amérindiennes. Nom emprunté aux sioux et formé des racines: ti "habiter" et pi "employé pour".

Considéré comme l’abri le plus ingénieux que l’espèce humaine ait inventé. Un tipi est un abri spacieux, propre, qui protège du froid et garde  la chaleur grâce à un système de ventilation.Toutes les entrées des tipis sont tournées vers l’Est, face au soleil levant. Le foyer du feu est placé au milieu, en fonction de la position des rabats servant à l’évacuation de la fumée. Une autre couche de peau était mise parfois en double pour se protéger du froid des hiver rudes.

Cher les lakota, la femme avez la dure tâche de construire le tipi. Après que l’homme ai ramené les pêches. Et c’était elle qui faisait autorité sous le tipi.

 

Composition d’un tipi:

Pour un tipi de 4, 50 à 5, 00 M de diamètre.

Nombre de perches : 3 pour le trépied; 12 pour le pourtour; 2 pour les oreilles. L’armature est souvent faite de 13 perches (nombre symbolique), qui peuvent être peintes en rouge.

Nombre de peaux de bison pour faire la toile: 12 à 15 peaux.

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Le nombre de perches et de peaux utilisées change avec chaque tribu et grandeur de tipi.

Les tipis selon la tribu, étaient aussi bien décorés à l’intérieur qu’à l’extérieur.

 

 

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A B C

CH F L

NP 

 

Quelques tribus vivants sous un tipi:

Arapaho, Assiniboine, Blackfoot, Cheyenne, Comanche, Cree, Crow, Gros Ventre, Kiowa et Sioux pour ne nommer que les plus connues.

Ils étaient des nomades et se déplacés aux grés des troupeaux de bisons et autres animals pour se nourrire. C’est sur des travois que le tipi une fois démonté était transportés. Tiré pas les chiens au début et aprés le cheval, quand celui-ci fit son apparition.

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LA PIPE SACREE (Chanunpa)

 

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L’objet sacré par excellence entre tous pour les sioux mais pour beaucoup de tribu des plaines, est bien sur la pipe sacrée, Chanunpa en lakota (Le calumet comme l’appelaient les blancs, ce nom fut donné par les trappeur français. Il dérive de chaume, chalumeau, latin calamum, "tube de roseau").

Cha signifie "un bois"  ou "arbre" et nunpa "deux". Instrument rituel utilisé couramment par certains  indiens d’Amérique du Nord. Elle consiste en un fourneau de pierre (qui represente la femme, elle est féminine) en forme de coude connecté à un  tuyau de bois( qui lui est masculin, et represent l’homme ainsi que l’arbre de la vie). Elle est employée principalement pour la consécration des actions et la communication avec les esprits. Elle est l’ojet le plus saint du monde pour leurs utilisateurs.Lorsque les deux sont connectés, ils génèrent la vie.

Sacrée parce qu’elle leur permets de communiquer avec les esprits et Wakan Tanka, le créateur, grâce à la fumée qui sent échappe vers le ciel.

Archie Fire Lame Deer, un Lakota devenu homme-médecine raconte très bien dans ses mémoires ( Le cercle sacrée-Mémoires d’ un homme médecine sioux ) la naissance et l’utilisation pour les sioux de la pipe sacrée: "La pipe sacrée nous fut apportée et offerte par Ptesan Win (femme bison blanc), c’est elle qui a apprit à notre peuple comment il devait vivre. Impossible de parler de nos cérémonies sans la pipe sacrée. Aucun rituel ne peut être célébré sans fumer la pipe. Fumer la pipe est en soit une cérémonie solennelle. Elle est le lien entre l’homme et le grand esprit par la fumée qui émane de celle-ci.

Il ressort de celle-ci un grand pouvoir, loin d’être un simple objet de pierre et de bois , elle est à nos yeux douée de la vie.

La pipe est le coeur de l’indien. Le fourneau, en pierre rouge, en est la chair et le sang.Le tuyau est la colonne vertébrale, ou le corps, et la fumée qui monte est le souffle de Wakan Tanka

La pipe elle-même n’est pas sacrée, mais c’est l’usage que nous en faisons et les prières que nous récitons en fumant qui lui donnent ce caractère. Une pipe n’est qu’un objet matériel, de fabrication humaine, jusqu’au jour où elle est utilisée dans une cérémonie, où on pris avec elle, où elle est vraimment consacrée. C’est alors quelle change de nature. En la tenant au creux de le main, on sent son pouvoir et sa vibration spirituelle.

Quand la femme Bison Blanc vint à nous, elle nous apporta la pipe. Le récit de sa venu se transmet de génération en génération. Il y a très très très longtemps, ou une année le gibier restait introuvable dans toute la plaine et où beaucoup de tribus avait faim. Parmis les 7 tribus rassemblées se trouvaient les Itazipchos, les "Sans Arcs". Ils étaient affamés, et ils cherchaient désespérément des bisons. Le chef Standing Hollow Horn, (Corne-creuse-dressée), choisit parmi ses guerriers deux jeunes hommes qui furent chargés de partir en éclaireurs à la recherche de gibier. Il poussèrent leur exploration bien loin, de tous côtés, mais en vain.

Mais au moment ou le découragement s’était emparé d’eux et ou il se préparaient à renoncer et à rentrer au camp, l’un d’eux dit: "Mon frère, je vois un bison au loin, qui vient vers nous." Ils l’observèrent qui se rapprochait, et l’autre jeune guerrier s’exclama: "Ce n’est pas un bison qui vient là, mais une femme!"

C’est une femme d’une beauté que les mots sont bien pauvre pour décrire. Elle était vêtue d’une peau de cerf blanche, bordée de franges, mais sans aucun ornement, qui l’enveloppait comme une robe longue. Ses cheveux , dénoués, flottaient doucement au vent, du côté gauche y était accrochée une touffe de poil de bison.

Quand cette étrange femme fut proche à la toucher, un des éclaireurs déclara: "Cette fille est toute seule. Sa beauté dépasse l’imagination. Je vais m’allonger avec elle.

Son frère répondi: "Mon frère, ne fait pas ça. Ce n’est pas une femme ordinaire. Tu ne vois donc pas quelle marche au-dessus du sol, sans que ses pieds touchent la Terre?"

Mais l’autre refusa de l’écouter, et il tendit la main pour la toucher. Alors un nuage s’abattit sur lui, et quand il se dissipa, il na restait du guerrier qu’un tas d’os.

Cette étrange femme s’adressa à l’autre éclaireur: "Ton ami avait des pensées impures, et il a été puni de son manque d’humilité. Je suie envoyée par la nation Bison, et j’apporte un message pour ton peuple, un message d’une extrême importance. Retourne dans ta tribu, et raconte-leur ce qui s’est passé. Demain,au lever du soleil, je viendrai jusqu’à votre camp. Dis au peuple que tout doit être prêt pour ma visite. Dis-leur de dresser un tip spécial, dont la porte soit orientée dans la direction où le soleil disparaît le soir. Que le sol en soit parsemé de sauge. Avec trois bâtons, deux dressés, un couché, que l’on fabrique un râtelier, devant lequel on posera un crâne de bison. Veillez aussi à préparer un carré de terre soigneusement aplani. Que tout soit sanctifié. Â présent, repars vers ton camp sans te retourner."

Le jeune guerrier suivit ces instructions. Il rapporta au chef Standing Hollow Horn ce qui était arrivé à son ami et les exigences de cette étrange femme. Le chef fit tous les préparatifs pour cette visite. Pour que tous hommes, femmes et enfants soient prêt au levé du soleil pour accueillir cette femme wakan (sacrée). Au première lueurs de l’aube, la Jeune Femme Sacrée apparut, dans le même tenue que le veille. Elle tenait au creux des mains la Ptehinchala Huhu Chanunpa, la Pipe Sacrée Entre Toutes, taillée dans l’os du jerret d’un jeune bison. Cette pipe n’était pas la fabrication humaine, mais c’est Wakan Tanka, le Créateur, qui l’avait façonnée. Ptesan Win, Femme Bison Blanc, car tel fut son nom désormais, marcha sue les brins de sauge répandus sur le sol en chantant:

On voit mon souffle monter

Et je marche

Vers cette nation (du bison)

Je suis en marche,

Et

On entend ma voix.

Je marche.

On voit mon souffle monter

Et je marche.

Cette chose rouge, sacrée,

C’est pour elle que je marche.

Ptesan Win pénétra dans la hutte préparé à son intention, où elle s’assit à la place d’honneur. Puis elle entama un chant: "Mettez cette pipe sacrée au centre. Adressez vos prières à Wakan Tanka, la Créateur. Cette Pipe, c’est lui qui vous l’a offerte." Elle se tourna vers l’ouest, dont la couleur est le noir, et leva la ipe: "je fais cette offrande aux Wakinyans, las Grands être ailés. Je leur adresse mes prières." Puis elle se tourna vers la droite, en direction du nord, dont le couleur est le rouge, et leva la Pipe:" Au Tourbillon, et à tout ce qui se déplace en cercle, au Vent et aux quatre Directions Sacrées, je fais cette offrande." Elle se tourna vers l’est, dont la couleur est le jaune, pour présenter la Pipe: " Le soleil se lève, qui nous offre une nouvelle journée, qui rend grâce pour tout ce qui vit." Elle se tourne vers le sud, dont la couleur est le blanc, en priant: "Je rends grâce au monde des Esprits, le monde qui se trouve au-delà."

Quand elle eut bouclé le cercle, elle leva la Pipe bien haut vers le ciel, pour prier et instruire le peuple:"Je suis votre soeur. Nous ne formons qu’un, un peuple, un esprit. Nous sommes la nation Bison." Puis elle chanta:

Je vous donne cette Terre,

Vous y marcherez

D’un pas sacré.

Vous marcherez, en parfaite équilibre avec Unchi,

Notre Grand-Mère la Terre.

Je vous donne cette Pipe sacrée.

Avec elle vous prierez

Pour tout ce qui vit,

Pour les créatures qui marchent, qui volent,

qui nagent et qui rampent.

S’ adressant au peuple, elle ajouta:" Un jour, je reviendrai, et ce sera pour toujours. Alors commencera une nouvelle vie, et une nouvelle intelligence."

Puis elle apprit au chef a bourrer la pipe de tabac sacrée, à l’allumer à l’aide d’un morceau de bouse de bison (la bouse servait de combustible) rougie au feu, et à  la fumer de la manière appropriée à une cérémonie. Au lakota, elle donna les 7 rituels sacrés: L’Inipi ou Purification dans la loge à sudation, la quête de vision, la danse du soleil, la garde de l’esprit, l’Ishnati Alonwanpi, ou rite de la puberté des jeunes filles, l’Apparentement, et le lancer-de-Balle.

Aux homme elle déclara:" Vous possédez la force. Vous devez protéger et agir avec bienveillance envers ceux qui sont sans défense, les femmes et les enfants. Vous devez partager votre nourriture avec ceux dont la faiblesse physique ou l’âge les empêche de subvenir à leurs propres besoins. Vous devez prier avec cette Pipe. Vous, les Sans-Arcs, vous avez été choisis pour recevoir ce présent, mais il appartient à toutes les nations rouges."

Aux femmes, Ptesan Win déclara :" Vous n’avez pas la force, mais vous être fortes. C’est votre force qui maintient l’unité de la famille. Vous, qui donnez la vie, vous êtes le ventre de la nation. Vous aimez les enfants. Vous montez de la bienveillance envers tout ce qui vit. Wakan Tanka vous aime."

Aux petits enfants, elle dit:" Vous êtes encore petits, mais vous allez grandir, pour devenir des hommes et des femmes, qui marcherons sur la voie de la Pipe, et transmettront cette étincelle à la génération suivante. Vous êtes bénis."

Quatre jours durant, Ptesan Winenseigna à tous à se comporter en être humains. Elle leur apprit tout ce qu’ils devaient savoir. Quand elle eut achevé se tâche, elle dit au peuple:" Je doit vous quitter à présent, mais si vous me suivez jusqu’au sommet de cette colline, là-bas, vous n’aurez plus faim." Et elle se mit en route vers l’est, suivie, à distance respectueuse, par l’ensemble du peuple, qui était à la fois très impressionné et reconnaissant envers cette sainte femme. Quand elle fut sur cette colline, elle se changea en jeune bison blanc, avant lentement de disparaître. Quand ils atteignirent le sommet de la colline, ils virent, de l’autre côté, un troupeau de bison prêts à offrir leur chair afin que la nation puisse vivre."

Voilà comment Archie Fire Lame Deer narre dans ces mémoire comment la pipe sacrée fut apporté aux tribu.

Selon Wallace Black Elk, né en 1921 sue la Réserve de Rosebud, homme-médecine et leader Spirituel des Sioux lakota. Voilà comment construisit sa première chanunpa, alors qu’il n’était encore qu’un enfant.

C’est le long d’un ruisseau qu’ils ont trouvés ( lui et son grand-père) le frêne qu’il cherché pour y tailler le tuyau de sa chanunpa. Aprés l’avoir découvert, il a attendu un an avant de couper le tronc pour l’évider.

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Un an pour attendre le bon moment, pour prier, pour le regarder sous tous les angles possible. L’année d’après, ils se rendirent à la carrière de pierre située à Pipestone, dans le minnesota. Il n’y a que là que l’on extrait cette pierre, que les blanc on appelaient catlinite ( d’autres roche comme, stéatite noire ou la pierre à savon étaient utilisées ).

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Il s’agit d’une pierre tendre et rouge ( les anciens disent que c’est le sang des bisons qui son morts pour que nous puissions vivre, qui a fait que le sang soit devenu pierre). Il a fallu huit jours, huits jours à creuser pour extraire le bon morceau. Le bloc a été coupé en petits coudes. Nous avons choisi le plus gros morceau et avons commencé à tailler le fourneau de la pipe. Utilisant pour celà des morceaux de bois de saule, de la graisse de bison de de la cendre. Ensuite nous avons percé un conduit dans le tuyau et s’assurer que le conduit est bien dans l’axe du fourneau. Un fois fini, il ne restait plus qu’à façonner l’extérieur de la pierre. Avec la graisse de bison et la cendre qu’on frotte sur la pierre à l’aide d’une peau de daim. Il a fallu une année entière pour façonner la pierre. Après cela, nos avons dû tailler le tuyau pour qu’il s’adapte parfaitement au fourneau. Total, il aura fallu 4 ans pour la réalisé.

Elles étaient souvent décoré avec, des perles, du tissus, de la fourrure piquants de porcs épiques et des plumes.

Pour la préparer, on emploi un mélange spéciale composé de quatre dose d’écorce de saule rouge, une dose de tabac, une dose de kinickinic (appelé aussi bear berry, arctostaphylos uva-ursi : arbuste éricacé à feuilles persistantes de remorquage, un uva-ursi d’Arctostaphylos, avec de petites fleurs rosâtre-blanches, des baies rouges, et des feuilles d’astringent) à peine saupoudré de racine de tabac. Pour que le mélange soit bon il y a un dosage à respecter. Il faut savoir aussi à quelle phase de la lune ramasser chacune des plantes. De plus, on n’utilise que certaines parties de la plante, et non le pied entier. C’est ainsi qu’on parle d’écorce de sule rouge alors qu’en réalité on ne prélève que la fine péllicule verte qui se trouve entre l’écorce et le tronc. Il faut ensuite apprendre à faire sécher ces plantes et à les couper.

Quand on bourre la Chanunpa, il faut entonner le chant du bourrage de la pipe sans que cela soit une obligation. A sce moment là, tout le monde dois se montré silencieux et respectueux. Il y a une certaine manière pour tasser le mélange dans la pipe.

Au moment de mettre le tabac dans le fourneau, Il faut mieux éviter d’associer de mauvaise pensée ou de mauvaise paroles et de ne vouloir de mal à personne. Et de ne pas y mettre d’autres substances qui ne devraient pas y être, au risque que ces pouvoir se retourne contre vous.

Vous devez formuler la raison de votre offrande, en commençant par "Tunkashila (le créateur), j’offre cette Chanunpa…."  Ensuite, vous vous tournez vers médecine et lui présentez la Chanunpa. Il étend les bras (paumes vers le haut). Vous tenez la Chanunpa à deux mains (paumes levées), puis vous déposez dans ses mains quatre fois. Vous ne la lui laissez pas. Vous la déposez et la reprenez en prononçant à chaque fois une prière. La quatrième fois, vous la lui laissez. Il va l’accepter et à ce moment là, tout le monde criera "Hi-ho!Hi-ho!", en guise d’applaudissement.

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Voir ici, pour la légende de Femme Bison Blanc