De Michel Piquemal

Réunis par M. Piquemal, ces pages nous aident à découvrir l’intense sagesse des Indiens d’Amérique du Nord, qui avaient forgé une morale naturelle et savaient reconnaître l’étincelle du sacré dans chaque parcelle de vie. Pour les adolescents.

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De Don Gulbrandsen

Edward Sheriff Curtis est considéré aujourd’hui comme l’un des plus grands photographes américains. Son œuvre magistrale, Les Indiens d’Amérique du Nord, exigea de lui trente années de travail, mais lui coûta aussi son mariage et sa santé. Comme tant d’autres artistes, il bénéficia du soutien de mécènes aussi riches qu’enthousiastes, tels le banquier J. Pierpont Morgan ou le président Theodore Roosevelt, mais il mourut dans la pauvreté et l’anonymat. Il laissa cependant derrière lui le témoignage visuel le plus complet sur les nations indiennes de l’Amérique du Nord, des Inuits de l’Alaska aux Hopis du Sud-Ouest.
Né en 1868 près de Whitewater, dans le Wisconsin, Curtis se prit de passion pour la photographie et, en 1891, au grand désespoir de sa mère, il vendit la briqueterie familiale, hypothéqua la maison de famille et acheta en association un studio photographique à Seattle. C’est en 1895 qu’il prit ses premières photos d’Indiens, niais c’est une rencontre fortuite sur le mont Rainier, en 1898, qui orienta la suite de son existence: il fit la connaissance de George Bird Grinnell, rédacteur en chef de Forest and Stream et grand spécialiste des Indiens d’Amérique du Nord. L’année suivante, Curtis fut nommé photographe officiel d’une expédition scientifique en Alaska et se prit de passion pour les habitants de cette contrée. En 1900, Edward Curtis contemplait une vaste plaine du Montana depuis une haute falaise. À ses côtés se trouvait Grinnell, qui venait régulièrement dans cette région depuis plus de vingt ans et avait convié Curtis à se joindre à lui. En contrebas, des centaines d’indiens Blackfoor, de Bloods et de Piegans s’étaient réunis pour la cérémonie annuelle de la Danse du Soleil. Curtis conçut alors son grand projet: avant que les Indiens et leur culture ne disparaissent à jamais, quelqu’un se devait de rendre visite à ces peuples, de gagner leur confiance et de témoigner de leur vie quotidienne. C’est exactement ce qu’il fit avec les vingt volumes publiés entre 1907 et 1930. Edward S. Curtis: sur la trace des nations indiennes est un hommage au photographe et à son œuvre, mais surtout aux hommes et aux femmes qu’il a ainsi immortalisés.

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De Greg O’Brien

La grande histoire des Indiens d’Amérique est un ouvrage qui se propose d’offrir un regard neuf sur l’histoire des Indiens d’Amérique. Les troubles religieux qui agitaient l’Espagne prédisposèrent Christophe Colomb à juger les Indiens d’Amérique comme des primitifs, vision qui fut par la suite véhiculée en Europe et qui conditionna définitivement les rapports entre les Européens et les populations locales indigènes. Ce premier contact fut à l’origine d’une grande politique européenne de colonisation qui eut pour conséquences la spoliation des Indiens de leurs terres, l’exploitation de leurs richesses, leur mise en esclavage et leur conversion forcée au catholicisme. L’arrivée des Européens marqua donc un tournant dans l’histoire des Indiens d’Amérique, provoquant de nombreux conflits, leur massacre et leur déplacement forcé vers d’autres régions. Des alliances virent le jour et de nouveaux réseaux commerciaux furent mis en place, marquant ainsi de façon déterminante l’entrée des Indiens d’Amérique dans une ère nouvelle. Ce livre retrace l’histoire des Sioux, des Cherokees, des Mohawks et de bien d’autres tribus encore, leurs légendes préservées grâce à leurs poteries, leurs outils et leurs fresques, ainsi que leur dévotion immuable aux pratiques de magie et aux rituels qui incitaient les participants à respecter l’harmonie du monde. On y découvre le quotidien des Indiens avant l’arrivée des Européens, porteurs de germes dévastateurs, qui entachèrent leur pureté originelle et qui, en introduisant de nouveaux animaux et des armes à feu sur le Nouveau Continent, corrompirent leur civilisation. Il fait également revivre ceux qui révolutionnèrent le monde indigène et l’ensemble des épisodes significatifs qui marquèrent leur histoire.

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