Les Indiens cassent les traités avec les colons américains et
revendiquent leur indépendance 150 ans après, ainsi que probablement
bientôt leur antériorité séculaire, et bientôt la réparation du
génocide, comme les Juifs !

Les Indiens Lakotas, des Sioux, ont rompu mercredi 19 décembre les
traités signés avec les colons fondateurs des Etats-Unis, génocidaires
des peuples indiens.

"Nous ne sommes plus citoyens des Etats-Unis d’Amérique et tous ceux qui
vivent dans les régions des cinq Etats que comprend notre territoire
sont libres de nous rejoindre", a déclaré leur représentant, l’écrivain,
acteur et militant, Russell Means (photo), lors d’une conférence de
presse à Washington.

Il a précisé que des passeports et des permis de conduire seraient
d’ores et déjà délivrés à tous les habitants du territoire s’ils
renonçaient à leur nationalité américaine.

"Je veux souligner que nous ne représentons pas les collaborateurs, les
"Indiens de Vichy", et les gouvernements tribaux mis en place par les
Etats-Unis d’Amérique pour assurer notre pauvreté et le vol de nos
terres et de nos ressources", a-t-il dit.

« Les 33 traités sont des mots sans valeur sur du papier sans valeur.
Ils ont été violés maintes fois afin de voler notre culture, notre terre
et nos coutumes », a précisé Phyllis Young, qui est une militante de la
cause indienne, responsable au sein de la communauté des native
americans, et qui était aussi à l’initiative de la première conférence
internationale sur les droits indigènes, en 1977.

Dénoncer ces traités "conformément à l’article six de la constitution US
" est « légal », a dit Means jeudi. En outre, la démarche des Lakota
vers l’indépendance est garantie par la Convention de Vienne qui a été
ratifiée en 1980 par les USA. Le mouvement remonte à 1974, quand une
déclaration sur l’"indépendance continue" a été publiée – une allusion
ironique à la Déclaration d’indépendance des USA vis-à-vis de
Angleterre.

Des leaders indiens se sont rendus en délégation dans les ambassades de
Bolivie, du Chili, d’Afrique du Sud et du Venezuela et comptent
entreprendre une mission diplomatique dans plusieurs pays pour
rassembler les soutiens au cours des prochains mois.

Le territoire indien lakota, dans le nord-ouest des Etats-Unis, comprend
les régions du Nebraska, du Dakota du Sud, du Dakota du Nord, du
Montana et du Wyoming.

Les Lakotas, auxquels appartenaient Sitting Bull et Crazy Horse, avaient
infligé une défaite marquante à l’armée américaine lors de la bataille
de Little Big Horn en 1876 dans le Montana.