Indian reorganization act (1934)

La Loi de Réorganisation Indienne de 1934 dite « loi John Collier » interrompait l’application de la loi Dawes. L’Etat procédait même à des achats de terres au profit des Indiens. Ceux-ci voyaient alors leur territoire globalement augmenté de 160 000 hectares. La loi rétablissait la notion de tribu et instituait sur chaque réserve un gouvernement tribal élu, mais soumis au contrôle du Bureau des Affaires Indiennes.

Termination act (1954)

La loi dite de « termination » de 1954 a fait disparaître de nombreuses réserves, surtout des petites réserves de l’Ouest. Les Paiutes, les Washoes du Nevada n’ont jamais retrouvé leur réserve, vendue dans les années 1950. Les Klamath d’Oregon ont été reconnus comme entité tribale en 1986, mais sans pouvoir retrouver les belles forêts de leur réserve. Les Menominee du Wisconsin, « terminés » en 1961, ont été « rétablis dans leurs droits tribaux » en 1972, mais sans pouvoir retrouver de territoire tribal. Beaucoup de tribus, même reconnues au niveau de l’Etat fédéral n’ont pas de réserve à proprement parler, mais vivent sur des terres placées sous statut fédéral qui leur assure une certaine protection.

Le « General Allotment act » (1887)

La loi de partage des terres indiennes en propriétés privées – loi Dawes, 1887 – avait réduit de près des 2/3 la surface des réserves, les terres dites « en surplus » après l’application de la loi ayant été vendues aux colons.

La « loi dawes »

La loi adoptée le 4 février 1887 par le Congrès américain sur proposition du sénateur Henry L. Dawes décide le partage des terres des réserves indiennes en propriétés privées entre les membres de la tribu.
La principale disposition de la loi est l’attribution à chaque chef de famille d’un lot d’une soixantaine d’hectares en toute propriété, les célibataires n’en recevant que la moitié.
L’autre disposition importante prévoit que les terres qui, après les opérations de lotissement, se trouveront en surplus seront « restituées au domaine public » et vendues par l’Etat à des colons blancs.
Pour répondre à ceux qui dénoncent cette loi comme un vol pur et simple et une violation des traités indiens, il est prévu que chaque Indien pourra choisir son lot et que les sommes recueillies par la vente des surplus seront utilisées « au profit des Indiens », c’est-à-dire à l’achat de matériel agricole pour les aider à exploiter leurs fermes, ainsi qu’à l’installation de missions et d’écoles destinées à les assimiler à la culture blanche.
Dans le cas où les Indiens mettraient de la mauvaise volonté à prendre leurs lots, bloquant ainsi le processus, des attributions forcées seront faites au bout d’un certain temps. C’est ce qui s’est produit pour les Utes du Nord en Utah.
La loi recommandait de ne pas attribuer aux Indiens des lots voisins. On redoutait une reconstitution des clans familiaux. Elle prévoyait de séparer des lots indiens par des parcelles occupées par des Blancs « chrétiens et de bonne réputation » qui donneraient aux Indiens des leçons d’agriculture et de civilisation. La loi avait prévu qu’au moment où un Indien prendrait possession de son lot, il deviendrait citoyen américain.