Les parures de plumes:

De nombreux peuples amérindiens ont utilisé des coiffes en plumes d’aigles comme éléments décoratifs ou comme signe distinctif du rang social. Les plumes avait en outres des vertus magico-médicales ce qui donnait à cette coiffure une importance accrue. Chaque tribu avait son propre modèle de coiffure avec sa propre méthode pour les confectionner. Elles pouvaient leur attribuer un rôle culturel différent.

Les coiffes de plumes d’aigle étaient portées par les hommes les plus braves des tribus, chaque plume d’ aigle représentant en fait un exploit de bravoure. Chez les Sioux, les guerriers qui portaient ces coiffes étaient membres de la société Akichita, sorte de club d’élite. Cette coiffe était investie de pouvoirs surnaturels qui protégeaient son porteur lors des combats.

 

Il y avait une grande variété dans les styles, les décorations voir les modes de fabrication des parures de plumes. On peut dire qu’ il n’y en a pas deux identiques.

Les façons dont les plumes sont montées sur les bonnets varient aussi. Les parures les plus anciennes comportent parfois des décorations en os et coquillages, de la fourrure avec des broderies en piquants de porc-épic. Les parures du 19ème comportent des décorations en perles, elles sont montées sur des bonnets en cuir. Vers la fin du 19ème et le début du 20ème siècle, les parures sont alors montées sur des bonnets en feutre noir.

 

 

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Le commerce des plumes d’aigle est interdit en Amérique du Nord, ce grand oiseau comme tous les oiseaux de proie d’ailleurs sont protégés. Seuls les amérindiens ont le droit d’en posséder, et ceci sous certaines conditions car la plume d’aigle fait partie intégrante de leur culture. La plume d’aigle est un accessoire rituel indissociable et indispensable, elle est aussi utilisée lors de cérémonies religieuses.
Bien entendu, l’aigle ne peut être chassé. Les rares plumes d’aigle qui sont encore utilisées de nos jours proviennent d’ oiseaux morts retrouvés le long des routes ou sous les pylônes électriques.

 

Lorsqu’ un aigle mort est trouvé de cette façon, il est doit être remis à l’ office de la faune locale qui le retransmet à son tour aux autorités amérindiennes. La possession de plumes d’aigle par des personnes non-autochtones est strictement interdite. Avoir une plume d’aigle, par exemple une plume piquée dans votre chapeau est une offense fédérale aux USA. Il est donc interdit de faire le commerce de parures de plumes ou bonnets de plumes amérindiens constitués de véritables plumes d’aigle. Une personne ayant voulu vendre sur Ebay une parure de plumes qui provenait de ses grands-parents qui eux-mêmes l’ avaient reçu en cadeau d’un amérindien au siècle dernier l’a appris à ses dépends. La parure fut saisi par les autorités, cette personne reçut en plus une très fort amende de $10,000.00.

La réponse est simple, il s’agit simplement d’ utiliser de fausses plumes d’aigle, souvent créées à partir de plumes de dindon. Ces plumes sont taillées et peintes à la main par des artistes spécialisés. Il y a bien entendu toutes sortes de qualités, des plus mauvaises aux plus fidèles reproductions. Les meilleures sont des œuvres d’ art dont l’ apparence ressemble à s’y méprendre aux véritables plumes d’aigle. Bonne imitation>plume

 

 

LES COIFFES

 

Les parures en plume d’aigles sont les plus prisées des parures d’Amérique du Nord. Elles sont si populaires qu’aux États-Unis seul les amérindiens ont le droit de détenir des plumes d’aigle, du fait que ces parures sont jugées essentielles au maintien de leur culture alors que les aigles sont des espèces strictement protégées. Ces parures peuvent être très simples, constituées d’une simple plume ou très complexe comme celle des Sioux ou des Arapahos. Elles étaient utilisées tant à la guerre que lors des conseils et cérémonies religieuses.

Il semble que les premiers nord-amérindiens a avoir utilisé des parures complexes soit les Crows. Les Pieds-Noirs les adoptèrent au début du XIXe siècle, mais leurs plumes d’aigle sont dressées circulairement et verticalement tout autour de la tête. Le chef Pawnee nommé Petalesharo en portait une en 1821, les Cheyennes vers 1830 au moins Et les Sioux au milieu du XIXe siècle.

Ces coiffures sont toujours utilisées lors des Pow wow. Certaines coiffures traditionnelles sont aussi munies de cornes de bison. A partir des années 1920, George Catlin, portraitiste d’« indien », est une importante source d’information pour les coutumes vestimentaires traditionnelles des nord-amérindiens.

La coiffe la plus commune comportait de 28 (nombre sacrée comme les cycle de 28 jours de la lune ou les 28 cotes du bison) à 32 plumes d’aigle royal. Ces plumes étaient montées autour d’une bonne en forme de cercle. Les plus anciennes coiffes Blackfoot et Cheyenne était autrefois montées en forme de tube.

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Le chef Choctaw Peter Mató-Tópe Mató-Tópe, chef Mandan

 

Lorsque l’on parle de cette coiffe nous devons abordé le sujets des coups comptés. Ceux-ci donnaient le droit a des plumes, taillés de façon différente suivant la nature des coups, qui formaient des coiffes une fois le nombres de plumes assez suffisent.

Les coups comptés consistaient à toucher l’ennemi sans être soi même touché. Cet exploit donnait droit à des plumes lesquelles provenaient toujours de la queue d’un aigle mâle.

Les chefs de guerre de chaque tribu sont choisis parmi les guerriers arborant la coiffe la plus prestigieuse puisqu’elles symbolisent la valeur de celui qui la porte. Chez certains indiens elles pouvaient descendre jusqu’aux pieds.

 

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1- Une touffe de crin ou de duvet.

Le porteur a tué un ennemi et fut le premier à attaquer son adversaire.

2-Le porteur a été blessé dans un combat.

3-Le porteur a été lle deuxième a attaquer l’adversaire.

4-Il a été le troisième

5- Il a été le quatrième.

6- Point rouge: a été blessé, point noir: a tué un ennemi.

7-L’ennemi a eu la gorge coupée, puis fut scalpé.

8-L’ennemi a seulement eu la gorge coupée.

9-Le porteur a été le troisième à toucher un ennemi, 11 le quatrième, 12 le cinquième

10-Le porteur a été blessé plusieurs fois.

13-Leporteur a été le premier à découvrir l’ennemi et a donné le signal.

14-Plume piquée horizontalement dans les cheveux: le porteur a touché, sous les yeux de ses adversaires, un ennemi vivant ou mort.

15- Plume piquée verticalement dans les cheveux: le porteur a tué un ennemi par la force de ses poings.

16- Un bâtonnet, symbole de la baguette du fusil: le porteur a tué un ennemi d’un coup de fusil.

Le chef choisi devait mener ses hommes à la victoire et subir le moins possible de pertes humaines, sinon il se voyait destitué.

Pour un jeune guerrier le premier coup compté était un grand événement. Il devait raconter son exploit devant le conseil tribal et se voyait remettre une plume selon la nature du coup.

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