Parmi toutes les espèce, L’AIGLE ROYAL est particulièrement vénéré.

 

658px-GoldenEagle-Nova

 

L’aigle royal est un grand oiseau, protégé aujourd’hui dans certains pays depuis les années 1970. Rapace diurne qui mesure de 80 cm à 90 cm de long pour les mâles et de 90 à 100 cm de long pour les femelles. L’envergure de ses ailes, larges et arrondies en V, est d’environ 190 cm à 220 cm pour les mâles et de 220 cm à 250 cm pour les femelles. Il pèse de 3,5 kg à 5 kg pour les mâles et de 6 kg à 7,5 kg pour les femelles qui sont en moyenne plus grandes et plus lourdes que les mâles. Il existe différentes sous espèces d’aigle royal, ce qui explique les grands écarts de taille et de poids. La plus grande sous espèce est la sous espèce nominale.

Son bec qui mesure de 4,5 cm à 6,5 cm de long est crochu, comme celui de la majorité des oiseaux prédateurs, ce qui lui permet de mettre en morceau des proies. Ses serres sont énormes et l’ongle de son pouce, l’avillon, qui lui sert à transpercer ses proies, ne mesure pas moins de 7 cm de long et peut transpercer un crâne de renard, de bouquetin ou de loup de part en part. La couleur de son plumage varie avec l’âge : le bébé aigle royal est blanc et il présente de grandes cocardes blanches sur les ailes et la queue avant sa maturité sexuelle (vers 5 ou 6 ans) puis son plumage est brun sombre. En vol, on peut remarquer des plumes plus claires sur les ailes. Son cou et sa tête sont dorés ce qui lui a valu son nom de Golden eagle en anglais. Il a une vue 8 fois plus perçante que celle d’un homme. L’aigle royal est, après la harpie féroce, le plus puissant de tous les rapaces prédateurs.

Son espérance de vie est de 35 ans, même si certains, en captivité, ne sont morts que vers 45 ans.

 

 

repart 

Répartition géographique de : l’aigle royal

  • Vert clair – nidification
  • Bleu – zone d’hivernage
  • Vert foncé – habitat permanent

 aigle_royal_aile

L’aigle royal est un rapace opportuniste et son régime alimentaire dépend principalement des proies qu’il rencontre dans son milieu. En zone alpine, il est constitué à plus de 80% de marmottes. Ailleurs, il est nettement plus varié.

Parmi ses proies, il est possible de trouver des léporidés comme les lapins et lièvres ; des rongeurs, en particulier des marmottes ; des caprinés comme les chamois, chevreuils, bouquetins, des oiseaux, principalement des hérons, faucons, grues et tétras ; des mustélidés comme les blaireaux, hermines et belettes. des reptiles comme des serpents.

 

Chaque année en mars ou avril, la femelle pond de 1 à 3 œufs (souvent deux) blanchâtres tachetés de brun. Ils sont pondus à deux ou trois jours d’intervalle, ce qui espacera également les éclosions puisque la femelle commence à couver dès la ponte du premier œuf. La durée d’incubation varie de 41 à 45 jours. La femelle assure l’essentiel ou la totalité du temps de couvaison tandis que le mâle chasse pour la nourrir et défend le territoire.

La plupart du temps un seul jeune survit : durant la deuxième quinzaine de vie, le plus fort (souvent le premier éclos) agresse et finit par tuer le plus faible sans que la concurrence alimentaire ne le justifie, on parle de caïnisme. Si le premier né est un mâle et le deuxième une femelle, généralement plus grosse qu’un mâle, la compétition est plus équilibrée et les deux jeunes peuvent parvenir à l’envol.

Passé l’âge de 11 semaines l’aiglon effectue son premier vol mais reste au voisinage de l’aire. Ensuite il suit les adultes qui tuent des proies pour lui. À l’automne, avant de recommencer un nouveau cycle reproductif, les adultes poussent le jeune à partir. Celui-ci entame alors une période d’erratisme, c’est-à-dire qu’il parcourt de vastes territoires, visitant souvent des régions à la faune riche comme la Camargue ou le delta de l’Ebre. Il ne devient adulte qu’entre 4 et 6 ans, mais peut tenter de se mettre en couple dès la deuxième année avec un succès reproductif très faible.

Le mâle et la femelle sont fidèles à leur territoire. Aucune étude n’a été faite sur la fidélité des oiseaux entre eux. Les parades nuptiales, sous forme de piqués et festons peuvent débuter dès le mois de décembre. L’aire sera ensuite bâtie ou rechargée en branchages dans une falaise sous un surplomb, plus rarement dans un arbre.

 

L’aigle royal se rencontre dans les montagnes d’Eurasie : (Alpes, Pyrénées; Asie orientale,…), au Maghreb et en Amérique du Nord. Il occupe également le pourtour de ces territoires (pré-montagneux) et les territoires ouverts des forêts boréales. Une population niche également sur les hauts plateaux éthiopiens.

Le nid, appelé aire, est constitué de branchages dont l’entassement année après année, peut mesurer plus de 5 mètres d’épaisseur. Il est situé dans des falaises ou de vieux arbres, leur orientation varie en fonction de l’altitude (de 100 à 2000 mètres) et du climat (méditerranéen froid à continental).

 

 aigle-royal