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Barack Hussein Obama II, né le 4 août 1961 à Honolulu, Hawaii, est un homme politique américain, sénateur démocrate de l’Illinois au Sénat des États-Unis depuis 2005. Le 4 novembre 2008, il s’est assuré la victoire pour l’élection au poste de président des États-Unis en remportant une large majorité de grands électeurs. >Résultats

Une fois élu par ces derniers le 15 décembre 2008, il doit entrer en fonction le 20 janvier 2009, devenant alors le 44e président des États-Unis et le premier afro-américain à accéder à la Maison Blanche.

 

Son père, Barack Obama Sr. (1936-1982) est un Kenyan du village de Nyang’oma Kogelo à l’ouest du Kenya; fils d’un guérisseur de l’ethnie Luo, il est éduqué dans la religion musulmane mais est néanmoins athée. Jeune cuisinier des colons d’Alego au bord du lac Victoria, il entre à l’école des missionnaires qui lui paient par la suite des études à Nairobi, avant de l’envoyer poursuivre un cursus d’économétrie à l’université d’Hawaii où il fonde l’association des étudiants étrangers et obtient les meilleures notes de sa promotion.

 

Sa mère, Stanley Ann Dunham (1942 – 1995), est née sur une base militaire du Kansas dans une famille américaine et chrétienne, mais est elle-même agnostique. Elle est la fille de Stanley (23 mars 1918 – 8 février 1992) et Madelyn Dunham (26 octobre 1922 — 3 novembre 2008).

 

 

Grands-parents et ancêtres, après avoir combattu en Europe dans l’armée de George Patton pendant la Seconde Guerre mondiale, Stanley Dunham devient vendeur représentant en meubles. Madelyn Dunham a travaillé dans les usines aéronautiques de Wichita en 1941 pendant la guerre puis est devenue employée de banque. La famille Dunham déménage sans cesse, à la recherche de travail. Ils habitent successivement la Californie, le Kansas, le Texas, l’État de Washington avant de partir pour Hawaii en 1960. Stanley Ann y suit des études d’anthropologie à l’université d’Hawaii quand elle rencontre Barack Sr.

Par sa grand-mère maternelle, Madelyn Dunham, Barack Obama a des origines cherokees. Elle éleva Barack Obama pendant un certain temps de sa jeunesse. Y étant très attaché, le candidat a même interrompu sa campagne pour s’occuper d’elle alors qu’elle était très souffrante à l’hôpital. Madelyn Dunham est décédée le 3 novembre 2008.

Selon les affirmations de Lynne Cheney à la télévision le 17 octobre 2007, Barack Obama aurait aussi une ancêtre commune avec le vice-président des États-Unis Dick Cheney : une Française, à la 8e génération. Il compte d’autres ancêtres français, originaires d’Alsace, Christian Gutknecht né en 1722 et Maria Magdalena Grünholtz, tous deux nés à Bischwiller. Il a également des ascendances anglaises, néerlandaises, allemandes et irlandaises. Un de ses arrière-grands-pères a émigré du comté d’Offaly en Irlande, au XIXe siècle.

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Études, famille et carrière professionnelle

Après le lycée, Barack Obama étudie deux ans au Collège occidental de Californie puis il entre à l’Université Columbia de New York. Il en sort diplômé en science politique et en relations internationales.

Il commence une carrière professionnelle à Chicago comme analyste d’affaires d’une grande compagnie financière. En 1984, il choisit de travailler comme animateur social dans le quartier noir défavorisé de Bronzeville. Il devient adjoint de Jerry Kellman, travailleur social chrétien, membre d’un réseau d’Églises progressistes. Jusqu’en 1987, Barack Obama, surnommé « Baby Face » par les pasteurs locaux, arpente South Side pour aider les résidents à s’organiser dans la défense de leurs intérêts, pour obtenir le désamiantage des logements sociaux, l’ouverture de bureaux d’embauche, ou pour lutter contre la délinquance des jeunes. C’est durant cette période que Barack Obama, élevé sans religion, se rapproche de l’Église unie du Christ, dirigée dans le quartier par le pasteur Jeremiah Wright et se convertit au protestantisme.

Barack Obama quitte Chicago en 1987 pour trois ans afin d’étudier le droit à la faculté de droit de Harvard (Harvard Law School) à Cambridge près de Boston dont il sera diplômé magna cum laude. En 1990, il y devient le premier afro-américain rédacteur en chef de la prestigieuse Harvard Law Review, élu face à 18 autres candidats.

 

À la fin de ses études, au lieu de devenir adjoint au juge Abner Mikva, Barack Obama revient à Chicago pour devenir enseignant en droit constitutionnel à l’Université de Chicago et entre dans un cabinet juridique spécialisé dans la défense des droits civiques.

En 1992, il épouse Michelle Robinson, juriste originaire de Chicago rencontrée en 1989 dans le cabinet d’avocats où il travaille et où elle est avocate associée. Le couple Obama aura deux filles, Malia Ann (née en 1998) et Natasha (née en 2001). Michelle Robinson-Obama est alors une avocate renommée, figure influente du Parti démocrate local et proche du maire de Chicago, Richard M. Daley. C’est elle qui va propulser la carrière politique de son époux alors qu’il n’a, jusque-là, milité activement que pour soutenir la candidature de Bill Clinton à la présidence des États-Unis et celle de Carol Moseley-Braun au Sénat.

 

 

Carrière politique locale (1994-2004)

En 1996, Barack Obama est élu au Sénat de l’État de l’Illinois dans la 13e circonscription, couvrant les quartiers sud de South Side à Chicago, comprenant le quartier de Hyde Park. Il préside la commission de santé publique quand les démocrates reprennent la majorité au Sénat local.

Il soutient les législations en faveur de l’extension de la couverture médicale aux plus démunis, se fait le défenseur de la cause des homosexuels et fait augmenter les fonds destinés à la lutte contre le SIDA. Son mandat est marqué par sa capacité à obtenir, par le biais de compromis, l’assentiment des républicains sur des lois comme celles contre le profilage racial, la vidéosurveillance des interrogatoires de police ou un moratoire sur l’application de la peine de mort dans l’Illinois.

En 2000, il tente de se faire désigner aux primaires démocrates pour être candidat à la Chambre des représentants des États-Unis mais il est battu avec 30 % des voix contre 61 % à Bobby Rush, le titulaire démocrate sortant et ancienne figure historique du Black Panther Party.

Barack Obama se fera aussi remarquer à l’échelle nationale en 2002 lorsqu’il refuse de cautionner les explications des néo-conservateurs au sujet d’une invasion nécessaire de l’Irak. Ce refus lui servira de référence tout au long de sa campagne pour l’investiture de l’élection présidentielle américaine de 2008 pour contrer ses adversaire.

 

Carrière nationale (2004-2008)

À l’automne 2002, il engage le consultant politique David Axelrod et annonce officiellement sa candidature au Sénat des États-Unis en janvier 2003.

En juillet 2004, il prononce un discours de la Convention démocrate de Boston désignant John Kerry comme candidat du parti à l’élection présidentielle. Il y fait l’apologie du rêve américain, de l’Amérique généreuse en les reliant à ses origines familiales. Il en appelle à l’unité de tous les Américains et dénonce les « errements » et l’« extrémisme » diviseur de l’administration de George W. Bush. Ce discours « The Audacity of Hope » repris dans la presse écrite et à la télévision fait connaître Barack Obama aux militants démocrates mais également à de nombreux Américains.

Le 2 novembre 2004, après avoir balayé quelques mois plus tôt ses adversaires démocrates lors des primaires, Barack Obama est élu au Sénat des États-Unis avec 70 % des voix contre 27 % à son adversaire républicain, l’ancien ambassadeur et chroniqueur politique conservateur afro-américain Alan Keyes. Le score ne fut pas une surprise car pendant plusieurs mois, Barack Obama avait fait une grande partie de sa campagne électorale sans aucun opposant désigné contre lui à la suite du retrait en dernière minute de Jack Ryan, le candidat républicain qui avait lui-même succédé à Blair Hull, le vainqueur des primaires, tous deux étant englués dans des affaires scabreuses avec leurs épouses respectives. Ce n’est que deux mois avant l’élection, que Alan Keyes fut désigné comme candidat républicain en dépit du fait qu’il résidait au Maryland, n’avait aucun lien avec l’Illinois et qu’en 2000, il avait dénoncé le parachutage d’Hillary Clinton à New York.

Barack Obama succède alors au sénateur républicain sortant Peter Fitzgerald, qui n’avait pas reçu le soutien de son parti pour se représenter suite à des prises de position trop personnelles

En décembre 2004, Barack Obama passe un contrat de 1,9 million de dollars avec une grande maison d’édition pour écrire trois livres dont l’un concernera ses convictions politiques et le second, co-écrit avec son épouse, serait destiné aux enfants.

Barack Obama a prêté serment comme sénateur le 5 janvier 2005 devenant le seul homme de couleur à siéger au Sénat, et le cinquième de l’histoire.

 

 

Transition présidentielle (novembre 2008 – janvier 2009)

Barack Obama ayant remporté la majorité des grands électeurs le 4 novembre 2008, il succèdera à George W. Bush le 20 janvier 2009. Il deviendra alors le quarante-quatrième président des États-Unis, et le premier afro-américain à accéder à la Maison Blanche. Sa présidence intervient dans un contexte de Guerre en Irak, de Guerre en Afghanistan, et de récession de l’économie américaine due à la crise des subprimes.

Au soir du 4 novembre 2008, il prononce devant plusieurs centaines de milliers de personnes son discours de victoire à Grant Park, dans la ville de Chicago, en Illinois. Après avoir remercié tous ses soutiens (famille, collaborateurs, électeurs), il évoque les enjeux majeurs de son mandat à venir ; en particulier les guerres d’Irak et d’Afghanistan et la crise économique. Son discours est teinté de références significatives aux discours d’investiture de John F. Kennedy, d’Abraham Lincoln et également de discours prononcés par Martin Luther King ; il cite notamment mot pour mot le discours prononcé par Abraham Lincoln lors de sa première inauguration : « Nous ne devons pas être ennemis. Bien que la passion ait pu avoir tendu nos liens d’affection, elle ne doit pas les rompre. Les cordes mystiques de la mémoire, s’étendant de chaque champ de bataille et de chaque tombe de patriote, jusqu’à chaque coeur vivant et chaque foyer partout dans ce pays immense, feront résonner encore le choeur de l’Union, une fois touchées encore, autant qu’elles le seront certainement par les meilleurs anges de notre nature. » Les caméras de télévision s’attardent sur les larmes de Jesse Jackson et d’Oprah Winfrey.

La présidence du Président Bush étant entrée dans sa phase de transition avec la future administration Obama, ce dernier bénéficie désormais d’un accès aux informations classées secret défense et reçoit les mêmes rapports de sécurité que le président Bush. En effet, des représentants de la CIA lui font régulièrement des rapports sur les nombreux dossiers qu’il aura à traiter tout au long de sa présidence de quatre ans minimum.

Le candidat Obama ayant été la cible d’attentats planifiés par des extrémistes (néo-nazis etc.), le président nouvellement élu fait l’objet d’une protection sans précédent. Sa maison à Chicago est surveillée en permanence par les services de police, et Barack Obama se déplace dans des 4 x 4 blindés à vitres teintées.

Cette période de transition présidentielle, la première dans un contexte de guerre, est également nécessaire à la constitution de l’équipe de Barack Obama. D’ores et déjà, Rahm Emanuel a accepté la fonction de Chef de cabinet de la Maison Blanche. De nombreux noms circulent quant aux différents secrétaires mais aucune information officielle n’a été publiée à ce jour.

 

 En espérant de voir ces mesures en faveurs des tribus amérindiennes, tenus